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dimanche 3 octobre 2010

Aube de Rimbaud, les corrigés du bac

Aube de Rimbaud
Illuminations

Séquence poésie

Le corrigé fait trois pages word police 14, il comprend une introduction, une problématique, un développement en trois parties en plusieurs paragraphes, des transitions, une conclusion et une ouverture.

Lecture du poème :



Arthur RIMBAUD (1854-1891)
Aube

J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route

du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes

se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq.

A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre,

je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu

son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.

Problématique :

Quelle est la place du poème dans l'itinéraire Rimbaud?

Extrait du commentaire :

Dans ce poème, Rimbaud nous fait une forme de la modernité poétique du poème en prose, c’est la thématique de Rimbaud « je est un autre » (référence à l’ambiguïté du sujet ). le véritable « je » est à découvrir grâce à la création poétique...

Plan de l'étude :

Introduction

I - Évocation d’une course matinale.

1. La dimension narrative du poème

2. Un itinéraire temporel

3. Itinéraire dans l’espace

Transition

II- Ambiguïté du « je »

1. Un rêve

2. L’enchantement du monde par le rêve

3. Une « illumination »

Conclusion

Ouverture

Pour vous procurer le corrigé, cliquez sur le lien :

Rimbaud, Aube

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Le Dormeur du Val, (1870) Arthur Rimbaud. Etude à télécharger

Rimbaud, le dormeur du val

 

 

Rimbaud

*** Séquence poésie : les corrigés du bac

 

 

 

Le Dormeur du Val, (1870) Arthur Rimbaud.

Lecture du poème :

Arthur RIMBAUD (1854-1891)

  • Le dormeur du val

    • C'est un trou de verdure où chante une rivière,
    • Accrochant follement aux herbes des haillons
    • D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
    • Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
    • Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
    • Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    • Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
    • Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
    • Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
    • Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
    • Nature, berce-le chaudement : il a froid.
    • Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
    • Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
    • Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

    Descriptif du commentaire :
    Le document comprend une introduction avec l'annonce du plan, plusieurs problématiques d'étude pour vous entraîner à l'oral, deux parties avec chacune plusieurs sous-parties, une transition, une conclusion et une ouverture pour élargir votre présentation à l'oral de l'examen.  L'étude est d'un bon niveau

    Extrait de l'étude :

    La lecture doit se poursuivre jusqu'au dernier vers du dernier tercet du sonnet avec l'euphémisme "il a deux trous rouges du côté droit" pour comprendre qu'il dort d'un éternel sommeil et que son dernier souffle appartient désormais à cette nature qui le berce tendrement.  Le symbolisme prend son importance...

    Plan de l'étude :

    Introduction
  • I - Mise en scène de la poésie
  • 1 - Un sonnet traditionnel
  • 2 - Un effet de surprise
  • 3 - Suspense et mise en scène dramatique
  • Suspense
  • Tragédie du soldat mort : Inversion du titre et de la poésie
  • Description et mise en scène de la mort du jeune soldat
  • Transition
  • II - Une dénonciation de la guerre
  • La poésie au service de la dénonciation
  • Les fonctions de l'écriture poétique : la critique et la dénonciation de la guerre et de l'injustice
  • Conclusion
  • Ouverture
    A consulter :

    samedi 2 octobre 2010

    Stendhal, la vie d'Heny Brulard, les corrigés du bac de français

    Stendhal, la vie d'Heny Brulard

    Le corrigé fait deux pages word police 12, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec plusieurs paragraphes, une transition, une conclusion et une ouverture.

    Séquence : l'autobiographie

    Problématiques possibles :

    Quels sont les motivations, les obstacles et les enjeux de l'écriture autobiographique dans cet extrait?

    Montrez que les motivations sont le point de départ d'une réflexion autobiographique

    En quoi cet extrait est il révélateur des obstacles de l'écriture autobiographique?

    Lecture du texte :



    La vie d’Henry Brulard
    Stendhal

    Le soir en rentrant assez ennuyé de la soirée de l’ambassadeur, je me suis dit : je devrais écrire ma vie. Je saurai peut-être enfin, quand cela sera fini dans deux ou trois ans ce que j’ai été, gai ou triste, homme d’esprit ou sot, homme de courage ou peureux et enfin au total heureux ou malheureux, je pourrai faire lire ce manuscrit à di Fiole.

    Cette idée me sourit. Oui, mais cette effroyable quantité de Je et de Moi! Il y a de quoi donner de l’humeur au lecteur le plus bénévole. Je et Moi, ce serait au talent près, comme M. de Chateaubriand, ce roi des égotistes.

    De je mis avec moi tu fais la récidive…

    Je me dis ce vers à chaque fois que je lis une de ses pages.

    On pourrait écrire, il est vrai, en se servant de la troisième personne, il fit, il dit. Oui, mais comment rendre compte des mouvements intérieurs de l’âme? C’est là-dessus surtout que j’aimerais consulter de Fiole.

    Je ne continue que le 23 novembre 1835. La même idée d’écrire my life m’est venue dernièrement pendant mon voyage de Havenne ; à vrai dire, je l’ai eu bien des fois depuis 1832, mais toujours j’ai été découragé par cette effroyable difficulté des Je et des Moi, qui fera prendre l’auteur en grippe, je ne me sens pas le talent pour la tourner; A vrai dire, je ne suis rien moins que sûr d’avoir quelque talent pour me faire lire. Je trouve quelquefois beaucoup de plaisir à écrire,voilà tout.

    S’il y a un autre monde, je ne manquerai pas d’aller voir Montesquieu, s’il me dit : « Mon pauvre ami, vous n’avez pas eu de talent du tout ». J’en serais fâché mais nullement surpris. Je sens cela souvent, quel œil peut se voir soi-même? Il n’y a pas trois ans que j’ai trouvé ce pourquoi.

    Extrait de l'étude :

    L’écriture a pour but l’introspection. Il faut remonter dans le passé pour se connaître...

    Plan du commentaire :

    Introduction

    I - Les motivations comme point de départ d'une réflexion autobiographiquue

    Transition

    II - Les obstacles de l'écriture autobiographique

    Transition

    III - Les enjeux

    Conclusion

    Ouverture

    Pour vous procurer le corrigé, cliquez sur le lien :

    La vie d'Henry Brulard; Stenhal

    Etudes sur la séquence le biographique, le bac écrit et oral de français

    Les commentaires et les dissertations, les corrigés du bac
    La lecture d'une autobiographie vous parait elle devoir être complétée autant que possible par la lecture d'une biographie?
    La lecture d'une autobiographie vous parait elle devoir être complétée par la lecture d'une biographie autant que possible?

    Les mots de Jean Paul Sartre, extrait
    Commentaire des mots de Jean Paul Sartre, extrait

    Le livre de ma mère, Albert Cohen
    Commentaire d'un extrait du livre de ma mère d'Albert Cohen

    La gorge coupée, Leiris
    Commentaire de la gorge coupée, Leiris

    Les Essais, Montaigne, "Au lecteur"
    Les Essais, "Au lecteur", Montaigne

    Le vent paraclet, Tournier
    Le vent paraclet, Tournier

    Mémoires d'outre tombes, Les soirées à Combourg, Chateaubriand
    Les soirées à Combourg, Chateaubriand

    L'écriture ou la vie, Semprun, Chapitre 55
    Semprun, chapitre 55, l'écriture ou la vie

    La vie d'Henry Brulard, Stendhal
    La vie d'Henry Brulard

    La vie d'Henry Brulard, "mon premier souvenir", Stendhal
    La vie d'Henry Brulard, autre étude, "mon premier souvenir"

    Textes complémentaires

    chap. 13 Si C’est un Homme, Primo Lévi et Préambule des confessions de Rousseau
    Texte complémentaire, Primo Lévi, si c'est un homme chapitre 13 et Rousseau, Préambule des Confessions

    Articles sur la séquence le biographique

    Primo Lévi, si c'est un homme, chapitre 13, article
    Article sur Primo Lévi, chapitre 13

    Préambule des confessions de Rousseau, article
    Article sur Rousseau, le préambule des Confessions

    La gorge coupée, Leiris, article
    Article sur Leiris, la gorge coupée

    LETTRES DIVERSES LETTRE VII (EXTRAIT), Savinien de Cyrano de Bergerac, les corrigés du bac de français

    LETTRES DIVERSES LETTRE VII (EXTRAIT)



    Savinien de Cyrano de Bergerac

    Le corrigé fait deux pages word police 14, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec une transition, une conclusion et une ouverture.

    Problématiques possibles :

    Pourquoi Cyrano écrit il cette lettre avec tant de renversements du monde?

    En quoi pouvons nous Cyrano comme un épistolier baroque?

    Lecture du texte :



    Texte étudié :

    Le ventre couché sur le gazon d'une rivière et le dos étendu sous les branches d'un saule, qui se mire dedans, je vois renouveler aux arbres l'histoire de Narcisse : cent peupliers précipitent dans l'onde cent autres peupliers, et ces aquatiques ont été tellement épouvantés de leur chute, qu'ils tremblent encore tous les jours du vent qui ne les touche pas. Je m'imagine que, la nuit ayant noirci toutes choses, le soleil les plonge dans l'eau pour les laver. Mais que dirai-je de ce miroir fluide, de ce petit monde renversé, qui place les chênes au-dessus de la mousse, et le ciel plus bas que les chênes ? Ne sont-ce point de ces vierges de jadis métamorphosées en arbres, qui, désespérées de sentir violer leur pudeur par les baisers d'Apollon, se précipitent dans ce fleuve la tête en bas ? Ou n'est-ce point qu'Apollon lui-même, offensé qu'elles aient osé protéger contre lui la fraîcheur, les ait ainsi pendues par les pieds ? Aujourd'hui, le poisson se promène dans les bois, et des forêts entières sont au milieu des eaux sans se mouiller ; un vieil orme, entre autres, vous ferait rire, qui s'est quasi couché jusque dessus l'autre bord, afin que, son image prenant la même posture, il fît de son corps et de son portrait un hameçon pour la pêche [...]. Le rossignol, qui du haut d'une branche se regarde dedans, croit être tombé dans la rivière : il est au sommet d'un chêne, et toutefois il a peur de se noyer ; mais lorsque, après s'être affermi de l'œil et des pieds, il a dissipé sa frayeur, son portrait ne lui paraissant plus qu'un rival à combattre, il gazouille, il éclate, il s'égosille en apparence comme lui, et trompe l'âme avec tant de charmes, qu'on se figure qu'il ne chante que pour se faire ouïr de nos yeux ; je pense même qu'il gazouille du geste, et ne pousse aucun son dans l'oreille, afin de répondre en même temps à son ennemi, et pour n'enfreindre pas les lois du pays, dont le peuple est muet ; la perche, la daurade et la truite qui le voient ne savent pas si c'est un poisson vêtu de plumes, ou si c'est un oiseau dépouillé de son corps : elles s'amassent autour de lui, le considèrent comme un monstre ; et le brochet, ce tyran des rivières, jaloux de rencontrer un étranger sur son trône, le cherche en le trouvant, le touche et ne peut le sentir, court après lui, au milieu de lui-même, et s'étonne de l'avoir tant traversé sans le blesser. Moi-même j'en demeure tellement consterné que je suis contraint de quitter ce tableau. Je vous prie de suspendre sa condamnation, puisqu'il est malaisé de juger d'une ombre : car quand mes enthousiasmes auraient la réputation d'être fort éclairés, il n'est pas impossible que la lumière de celui-ci soit petite, ayant été prise à l'ombre ; et puis, quelle autre chose pourrais-je ajouter à la description de cette image enluminée, sinon que c'est un rien visible, un caméléon spirituel ; une nuit, que la nuit fait mourir ; un procès des yeux et de la raison ; une privation de clarté que la clarté met au jour [...].

    Extrait de l'étude :

    ... au-delà de la nature renversée l’épistolier nous invite à une lecture raisonnable jamais détachée de notre pouvoir raisonnant...

    Plan de l'étude :

    Introduction

    I - Un monde renversé

    Transition

    II - Le pouvoir raisonnant

    Conclusion

    Ouverture

    Pour vous procurer le corrigé, cliquez sur le lien :

    Lettre VII, Savinien de Cyrano de Bergerac

    Etudes sur la séquence "l'épistolaire"

    Commentaires et dissertations
    Commentaire de la lettre de Voltaire à Frédéric de Prusse
    Pourquoi la lettre est elle un moyen de connaître quelqu'un?
    Lettres à un ami allemand, Camus, première lettre
    Lettre VII, lettres diverses, Savinien de Cyrano de Bergerac

    l'éloge de la folie, Erasme, "extraits de la préface", Erasme à son ami Thomas More, les corrigés du bac de français

    L’éloge de la folie, Didier Erasme,
    « Extraits de la préface »



    Erasme à son cher Thomas More

    Le corrigé fait deux pages word police 12, il comprend une introduction, un développement en deux parties, une transition, une conclusion et une ouverture.

    Problématique :

    En quoi la préface reflète-t-elle l’humanisme d’Érasme?

    Lecture du texte :



    L’éloge de la folie, Didier Erasme, (1469 – 1536)
    « Extraits de la préface »
    Erasme à son cher Thomas More.

    Salut.

    Ces jours derniers, comme je revenais d’Italie en Angleterre, pour ne pas perdre tout ce temps que je devais passer à cheval en bavardages où les Muses et les lettres n’ont pas de part, j’ai préféré quelquefois réfléchir sur des questions ayant trait à nos communes études ou prendre plaisir à évoquer les amis que j’ai laissés ici, aussi savants que délicieux.

    Parmi eux, mon cher More, c’est d’abord à toi que j’ai pensé : ton souvenir m’était aussi plaisant, toi absent, que le fut jadis ta présence, lorsque nos relations étaient familières ; et que je meure si jamais j’ai connu dans la vie quelque chose de plus doux. Donc jugeant que je devais m’occuper à tout prix, et les circonstances ne se prêtant guère à une méditation sérieuse, j’eus l’idée de m’amuser à un éloge de la Folie. Quelle Pallas, me diras-tu, te l’as mise en tête ? C’est d’abord ton nom qui m’y a fait penser, lequel est aussi voisin de la Folie que tu es toi-même étranger à la chose. Car tu lui es, tout le monde le reconnaît, totalement étranger. Ensuite, j’ai supposé que ce jeu de mon esprit gagnerait ton approbation, parce que tu prends d’ordinaire un très grand plaisir à ce genre d’amusements, c’est-à-dire, je crois, qui n’est ni dépourvu d’érudition ni de culture, et que tu tiens volontiers dans le train ordinaire de la vie le rôle d’un Démocrite. Pourtant, si la singulière profondeur de ta pensée t’éloigne complètement du vulgaire, ton incroyable douceur et affabilité de caractère fait que tu peux toujours être à la disposition de tous avec plaisir. Donc non seulement tu recevras avec bienveillance cette petite déclamation, comme un souvenir de ton compagnon, mais tu accepteras de la défendre puisqu’elle t’est dédiée, et n’est plus à moi, mais à toi.

    En effet, il ne manquera sans doute pas de détracteurs pour la diffamer disant que ce sont des bagatelles les unes plus légères qu’il ne sied à un théologien, les autres trop mordantes pour convenir à la modestie chrétienne, et ils s’écrieront que je ramène à l’Ancienne Comédie ou à un certain Lucien et que je déchire tout à belles dents ; Mais ceux qu’offensent la légèreté du sujet et son caractère ludique, je voudrais qu’ils songent que l’exemple ne vient pas de moi mais qu’il y a longtemps que de grands auteurs en ont fait autant. Il y a des siècles qu’Homère a rédigé la Batrachomyomachie, (…) Polycrate a fait l’Eloge de Busiris qu’Isocrate a blâmé, Glaucon a fait l’éloge de l’injustice, Favorinus celui de Thersite et de la fièvre quarte, Synésius, celui de la calvitie ; Lucien, celui de la mouche et du parasitisme ; Sénèque s’est amusé avec l’apothéose de Claude, Plutarque avec le dialogue de Gryllus et d’Ulysse(…). Par conséquent, je prie ces gens de se figurer que j’ai voulu me distraire l’esprit en jouant aux échecs ou, s’ils préfèrent, en faisant du cheval sur un roseau. Car enfin c’est une iniquité qu’on permette que chaque mode de vie ait ses délassements et qu’on n’en concède absolument aucun aux études, surtout quand les bagatelles mènent au sérieux et que le divertissement est traité de façon telle que le lecteur, s’il a un peu de nez, y trouve mieux son profit qu’aux argumentations graves et spécieuses de certains ! Par exemple, tel dans un discours longuement travaillé fait l’éloge de la rhétorique ou de la philosophie, tel autre le panégyrique d’un prince quelconque, un autre exhorte à faire la guerre aux Turcs. Celui-ci prédit l’avenir ; celui-là invente de petits problèmes sur la laine des chèvres. Car si rien n’est plus frivole que de traiter de choses sérieuses avec frivolités, rien n’est plus divertissant que de traiter de frivolités en paraissant avoir été rien moins que frivole. Certes, c’est aux autres à me juger ; pourtant, si mon amour-propre ne me trompe pas, je crois avoir fait un éloge de la folie mais qui n’est pas tout à fait fou.

    Et maintenant au reproche que je serai mordant, je répondrai qu’on a toujours accordé au talent la liberté de railler impunément la vie ordinaire des hommes, pourvu que la licence ne finisse pas en rage. J’en admire d’autant plus la délicatesse des oreilles de ce temps, qui n’admettent plus en général que les titres solennels. On voit même certains qui sont tellement pieux à contresens qu’ils supporteraient plutôt les pires blasphèmes contre le Christ que la plus légère plaisanterie sur un pape ou un prince, surtout si cela touche leur pain de chaque jour. Mais critiquer la vie des hommes sans effleurer une seule personne nommément, je vous le demande, est-ce mordre ou n’est-ce pas plutôt instruire et conseiller ? Au reste, je vous prie, est-ce que je ne fais pas ma propre critique ? En outre, qui n’excepte aucun genre d’hommes, s’en prend manifestement en nul homme en particulier, mais à tous les vices. Donc si quelqu’un se dresse et crie qu’on l’a blessé, il révèlera sa mauvaise conscience ou au moins son inquiétude. Quelqu’un s’est amusé dans ce genre de façon plus libre et mordante, c’est Saint Jérôme qui quelquefois ne se dispense pas de donner des noms. Pour ma part, outre que je me suis totalement abstenu de nommer personne, j’ai modéré mon style de telle façon que le lecteur intelligent comprendra sans peine que j’ai cherché à donner du plaisir plutôt qu’à mordre. (…) Je me suis attaché à recenser les ridicules plutôt que les indignités. Après cela, s’il y a quelqu’un que ces raisons n’apaisent pas, qu’il se souvienne qu’il est beau d’être vitupéré par la folie ; puisque c’est elle que je fais parler, j’ai dû me mettre au service des bienséances du personnage.

    Mais pourquoi te dire tout cela, toi qui es un avocat si remarquable que tu peux défendre excellemment même des causes qui ne sont pas excellentes ? Porte-toi bien, très éloquent More, et défends avec soin ta Folie.

    Extrait de l'étude :

    Cet extrait de l’Éloge met en avant un des travers majeurs de l’humanité qui est sa crédulité et sa facilité à croire toutes sortes de superstitions. Il se place du point de vue de la folie, il lui donne la parole et s’efface derrière elle « c’est elle que je fais parler »...

    Plan du corrigé :

    Introduction

    I - Erasme à son ami Thomas More : une dédicace

    Transition

    II - Erasme : un humaniste

    Conclusion

    Ouverture

    Pour vous procurer le corrigé, cliquez sur le lien:

    Erasme, éloge de folie, Erasme à son ami Thomas More

    Autres questions, problématiques, analyses et ouvertures pour préparer l'entretien de français sur la séquence "l'argumentation": questions sur textes et questions sur introduction

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    Fiches bac, l'argumentation, convaincre, persuader et délibérer
    Qu'est ce qu'un mouvement littéraire?
    Les mouvements antérieurs au XIX ème siècle
    Identifier un genre littéraire
    Questions sur introduction de la séquence argumentation
    Questions sur l'argumentation, introduction à la séquence sous forme de questionnaire

    Questions sur textes : les genres de l'argumentation
    Les genres de l'argumentation, Montaigne, Saint Luc, Jean Claude Carrière
    La controverse de Valladolid, Jean Claude Carrière, Chapitre 11, analyses, problématiques, questions, ouvertures
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    Prologue de Gargantua, Rabelais
    Rabelais, Gargantua, chapitre XXI
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    L'apologue

    L'ingénu, chapitre 9
    Lettre de Voltaire à Frédéric de Prusse
    Candide, chapitre 6
    L'incipit de Candide
    Chapitre 3, la guerre, Candide
    Chapitre 19, le nègre de Surinam, Candide, Voltaire
    Le jardin, Candide, Voltaire
    le philosophe ignorant, petite digression

    Autres études sur Voltaire en philosophie

    Les implications philosophiques du chapitre 6 de Candide de Voltaire
    La philosophie de Voltaire dans le chapitre 30 de Candide, la philosophie du jardin
    les enjeux philosophiques de l'apologue , le philosophe ignorant, petite digression

    Une saison au Congo, Césaire, scène 6, première partie, les corrigés du bac de français

    Une saison au Congo
    Scène 6, première partie



    Césaire

    Le corrigé fait deux pages word police 12, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec chacune trois paragraphes, une transition, une conclusion et une ouverture.

    Lecture du texte :



    Une saison au Congo



    Scène 6, première partie
    Césaire

    BASILIO ROI DES BELGES

    Ce peuple barbare, jadis terrassé par la rude poigne de Boula Matari, nous l’avons pris en charge. Eh oui, la Providence nous a commis ce soin, et nous l’avons nourri, soigné éduqué. Si nos efforts ont pu vaincre leur nature, si nos peines rencontrent salaire, par cette indépendance que je leur apporte nous allons l’éprouver. Qu’ils fassent donc l’essai de leur liberté. Ou bien ils donneront à l’Afrique l’exemple que, nous-mêmes donnons à l’Europe: celui d’un peuple uni, décent, laborieux, et l’émancipation de nos pupilles nous fera, dans le monde, quelque honneur; ou bien la racine barbare, alimentée dans le puissant fond primitif, reprendra sa vigueur malsaine, étouffant la bonne semence inlassablement semée, pendant cinquante ans, par le dévouement de nos missionnaires, et alors!

    GENERAL MASSENS, GENERAL BELGE

    Et alors? Nous aviserons en temps utile, Massens; faisons plutôt confiance à la nature humaine,voulez-vous?

    GENERAL MASSENS

    Vous savez Majesté, que je ne suis guère enthousiaste de ces expériences,lesquelles portent au demeurant, la marque de la hardiesse et de la générosité qui caractérisent le génie de votre Majesté…

    Mais puisque vous le voulez! Du moins, cette liberté dont-ils ont fumé le mauvais chanvre et dont les émanations les enivrent de si déplorables visions, qui’ls sentent qu’ils la reçoivent, et non qu’ils la conquièrent. Majesté, je ne les crois pas si obtus qu’ils ne sentent toute la différence qui sépare un droit qui leur serait reconnu d’un don de votre munificence royale!

    BASILIO

    Rassurez-vous, Massens, je le leur marquerai dans les formes les plus expresses, mais les voici!

    KALA-LUBU, président de la république du Congo

    S’adressant à Lumumba

    Monsieur le premier bourgmestre, excusez-moi, c’est « Monsieur le Premier ministre » que je veux dire, mon souci est que les votes se passent bien, je veux dire convenablement. Les règles de la politesse nous en font un devoir, les règles de la politique aussi. Le temps serait mal choisi de plaintes de récriminations, de paroles tonitruantes et malsonnantes; L’enfantement se fait dans la douleur, c’est la loi; mais quand l’enfant naît, on lui sourit. Je voudrais aujourd’hui un Congo tout sourire. Mais voici le roi.

    S’adressant à la foule

    Allons, en chœur, vive le roi!

    Vive le roi! Vive le Bwana Kitoko! Vive le roi Kala!

    La foule agite de petits drapeaux portant le signe du kodi, emblème de l’Abako, coquille percée d’une épée. Explosion de pétards.

    Un groupe d’enfants noirs sous la conduite d’un missionnaire à grande barbe, chante une chanson, un peu comme les petits chanteurs à la croix de bois.

    BASILIO

    Haranguant les officiels

    Bref sera mon propos. Il est pour adresser une pensée pieuse à mes prédécesseurs, tuteurs avant moi, de ce pays, et d’abord à Léopold, le fondateur, qui est venu ici non pour prendre ou dominer, mais pour donner et civiliser. Il est aussi pour dire notre reconnaissance à tous ceux qui jour après jour et au prix de quelles peines! Ont construit et bâti ce pays. Gloire au fondateurs! Gloire aux continuateurs! Il est enfin, messieurs, pour vous remettre cet état, notre œuvre. Nous sommes un peuple d’ingénieurs et de manufacturiers. Je vous le dis sans forfanterie: nous vous remettons aujourd’hui une machine, bonne: prenez en soin; c’est tout ce que je vous demande. Bien entendu puis il s’agit de technique, et qu’il serait hasardeux de ne point prévoir de défaillances mécaniques, du moins sachez que vous pourrez toujours avoir recours à nous et que vous demeure acquis, notre concours; notre concours désintéressé, messieurs! Et maintenant, Congolais, prenez les commandes, le monde entier vous regarde!

    KALA-LUBU

    Sire, la présence de Votre Auguste Majesté, aux cérémonies de ce jour mémorable, constitue un éclatant et nouveau témoignage de votre sollicitude pour toutes ces populations que vous avez aimées et protégées. Elles ont reçu votre message d’amitié avec tout le respect et toute la ferveur dont-elles vous entourent, et garderont longtemps dans leur cœur les paroles que vous venez de leur adresser en cette heure solennelle. Elles sauront apprécier tut le prix de l’amitié que la Belgique leur offre, et s’engageront avec enthousiasme dans la vie d’une collaboration sincère. Quant à vous Congolais, mes frères, je veux que vous sachiez,que vous compreniez, que l’indépendance, amie des tribus, n’est pas venue pour abolir la loi, ni la coutume elle est venue pour les compléter, les accomplir et les harmoniser. L’indépendance, amie de la nation, n’est pas venue davantage pour faire régresser la civilisation. L’indépendance est venue, tenue par la main, d’un côté par la coutume, de l’autre par la civilisation. L’indépendance est venue pour réconcilier l’ancien et le nu veau la nation et les tribus; Restons fidèles à la civilisation, restons fidèles à la coutume et Dieu protégera le Congo.

    Extrait de l'étude :

    Nous avons ainsi la peinture du jour de la proclamation de l’indépendance qui se déroule au Congo. Nous en avons une représentation officielle dans cette première lecture de la scène 6...

    Plan du corrigé :

    Introduction

    I - L'indépendance

    1 - La célébration de l'indépendance

    2 - Une mise en scène

    3 - Le rapport aux belges

    Transition

    II - Un travail de caricature

    1 - Les didascalies

    2 - L'intention satirique

    3 - La fin d'une illusion

    Conclusion

    Ouverture

    Pour vous procurer le corrigé, cliquez sur le lien :

    Césaire, une saison au congo, scène 6, première partie

    Autres questions, problématiques, analyses et ouvertures pour préparer l'entretien de français sur la séquence "l'argumentation": questions sur textes et questions sur introduction


    Fiches bac pour réviser et préparer l'entretien
    Questions sur introduction de la séquence argumentation

    Questions sur textes : les genres de l'argumentation

    Questions sur textes : Les procédés des lumières pour dénoncer l'esclavage

    Questions sur oeuvre intégrale : les lettres persanes, Montesquieu : jugement et dénonciation de la société

    Une saison au Congo, Césaire, scène 4, les corrigés du bac de français

    Une saison au Congo, Césaire
    Scène 4

    Le corrrigé fait deux pages word police 12, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec chacune trois paragraphes, une transition, une conclusion et une ouverture.

    Problématique :

    En quoi avons nous une critique du gouvernement politique qui au niveau pouvoir décisionnaire ne fait rien pour arranger les affaires de l’état?

    Lecture du texte :



    Une saison au Congo
    Scène 4, Césaire

    Un écriteau tombe des cintres; on y lit; « Bruxelles, salle de la table ronde ».

    C’est l’antichambre d’une salle du palais où se tient la table ronde des partis africains.

    Va et -vient de 4 ou 5 hommes déguisés en banquiers de caricature; habit, haute -forme, gros cigare. L’indignation e la panique sont à leur comble; on vient d’apprendre par des indiscrétions que le gouvernement belge, à la demande de Lumumba, a accepté de fixer au 30 juin 1960, l’indépendance du Congo.

    PREMIER BANQUIER

    C’est foutu. un gouvernement de traîtres nous brade notre Empire.

    DEUXIEME BANQUIER

    Ainsi, de l’Indépendance ils ont fixé la date!

    TROISIEME BANQUIER

    Hélas! Ils ont de ce macaque, accepté de diktat!

    QUATRIEME BANQUIER

    Du cran, messieurs, du cran, toujours du cran que diable! Il faut épouser son temps! Je ne dis pas l’aimer, il suffit d’épouser! Cette indépendance n’a rien qui me déroute.

    PREMIER BANQUIER

    De ce qui constituer une calamité vraie

    Ruine l’état, assèche nos finances

    Ravale ce pays au rang d’infime puissance

    C’est prendre son parti de manière longanime

    DEUXIEME BANQUIER

    Inquiétant paradoxe ou dangereuse maxime

    Les deux sans doute! Collègue, je le dis tout à trac

    Je ne sais ce qu’il y a au fond de votre sac!

    Mais quand dans un vaste empire se propage le mal,

    C’est mal choisir son temps pour faire le libéral!

    QUATRIEME BANQUIER

    Quand dans un vaste empire se propage le

    Les solutions hardies sont aussi les seules sages!

    PREMIER BANQUIER

    Rien de plus irritant, monsieur que ces obscurités!

    Au fait! Pour sortir de nos difficultés,

    Si vous avez un plan, dites, parlez, proposez

    Au lieu de finasser.

    DEUXIEME BANQUIER

    Oui-da! Avez-vous ce qu’on appelle une politique ?

    QUATRIEME BANQUIER

    UNE POLITIQUE? Le mot est gros, mais un peu de jugeote,

    Çà et là des idées qui , par ma cervelle trottent;

    À cela nul mérite. Vingt ans de tropiques;

    Pensez, je les connais, Axiome:

    Pour rendre traitable le Sauvage, il n’est que deux pratiques;

    La trique, mon cher, ou bien le matabich!

    PRMIER BANQUIER

    Eh bien?

    QUATRIEME BANQUIER

    Eh! Bien tant pis, je vous croyais plus vifs.

    Suivez l’idée. Que veulent-ils? Des postes, des titres,

    Présidents, députés, sénateurs, ministres!

    Enfin le matabich! Bon! Auto, compte en banque

    Villas, gros traitements, je ne lésine point.

    Axiome, et c’est là l’important; qu’on les gave!

    Résultat; leur cœur s’attendrit, leur humeur devient suave.

    Vous voyez peu à peu où le système nous porte:

    Entre leur peuple et nous, se dresse leur cohorte.

    Si du moins avec eux, à défaut d’amitié

    En ce siècle ingrat sentiment périmé

    Nous savons nouer les nœuds de la complicité.

    PREMIER BANQUIER

    Il suffit; bravo collègue!Accord sans réticence!

    CHŒUR DES BANQUIERS

    Hurrah! Hurrah! Vive l’indépendance!

    Extrait du corrigé :

    Nous avons donc une critique du gouvernement et un lien entre le politique et l’économique, le texte met bien en évidence ce lien...

    Plan de l'étude :

    Introduction

    I - Le rapport à l'exploitation

    1 - Réaction des personnages

    2 - Réaction des banquiers

    3 - La projection dans le temps

    Transition

    II - Eloge de la colonisation

    1 - Définition de la colonisation

    2 - Un bilan

    3 - L'avenir de la colonisation

    Conclusion

    Ouverture

    Pour vous procurer le corrigé, cliquez sur le lien :

    Une saison au congo, scène 4

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    Questions sur introduction de la séquence argumentation

    Questions sur textes : les genres de l'argumentation

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    Questions sur oeuvre intégrale : les lettres persanes, Montesquieu : jugement et dénonciation de la société