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lundi 19 septembre 2011

La lecture d’une autobiographie vous parait elle devoir être complétée autant que possible par la lecture d’une biographie? Vous justifierez votre réponse et appuierez votre réflexion sur vos connaissances et lectures personnelles.

Les annales 2002 - Séries L - ES - S




Séquence le biographique



Le corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un développement en trois parties avec des transitions, une conclusion avec une ouverture.
  • Sujet :
La lecture d’une autobiographie vous parait elle devoir être complétée autant que possible par la lecture d’une biographie? Vous justifierez votre réponse et appuierez votre réflexion sur vos connaissances et lectures personnelles.
  • Consignes :
Il faut dans un premier temps bien lire et relire le sujet de façon à bien le comprendre, il invite à une confrontation entre les intérêts de la biographie et de l’autobiographie, l’une peut elle aller sans l’autre? Faut il éclairer une autobiographie par une biographie? Il faut se demander si elle est vraiment utile et si oui, en quoi? Quels manques comble t’elle? L’autobiographie a-t-elle des limites? Comment y remédier?
  • Plan proposé

  • Introduction :
L’autobiographie est le récit de sa vie par un auteur, c’est pour reprendre les mots de Philippe Lejeune, «le récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu’elle met l’accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité »? En ce sens, l’autobiographie n’a rien à voir avec le journal, les mémoires et le roman autobiographique. En effet, l’autobiographie suppose une identité entre l’auteur, le narrateur et le protagoniste du récit; elle suppose en outre un pacte de sincérité et de vérité. Se suffit elle à elle-même ou nécessite t’elle de l’aide de la biographie pour l’éclairer de tous les feux nécessaires à la compréhension? Nous savons qu’au Xxème siècle, on estimait indispensables les informations sur l’écrivain. Mais comment comprendre qu’une biographie puisse présenter un intérêt relativement à une autobiographie déjà rédigée par un auteur? Ce rajout est il indispensable, ou la lecture de l’ouvrage autobiographique suffit il à nous faire découvrir l’écrivain? Quelles sont les véritables motivations du biographe? En quoi et comment la lecture d’une autobiographie doit elle être complétée autant que possible par la lecture d’une biographie?
  • I - les limites de l’autobiographie
  • Transition
  • II - Correction et dépassement des limites et des erreurs de l'autobiographie par le biographe
  • Transition
  • III - L'indispensable recours à la biographie dans l'autobiographie
  • Conclusion avec ouverture
  • La lecture d’une autobiographie vous parait elle devoir être complétée autant que possible par la lecture d’une biographie? Vous justifierez votre réponse et appuierez votre réflexion sur vos connaissances et lectures personnelles.
  • Le document fait 3 pages word police 14 , il comprend une analyse très approfondie en trois parties très développées avec plusieurs arguments, des transitions, une conclusion et une ouverture.
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A consulter :
Séquence "le biographique"

vendredi 16 septembre 2011

Pensez vous que l’on puisse traiter de sujets graves et sérieux sur le mode plaisant ou humoristique? Vous appuierez votre réponse sur des exemples empruntés à la littérature ou d’autres formes d’art, y compris le cinéma.

Pensez vous que l’on puisse traiter de sujets graves et sérieux sur le mode plaisant ou humoristique? Vous appuierez votre réponse sur des exemples empruntés à la littérature ou d’autres formes d’art, y compris le cinéma.

  • Les corrigés du baccalauréat de français
  • La dissertation



Dissertation : les corrigés du baccalauréat
*** Toutes séries


Sujet:
Pensez-vous que l’on puisse traiter de sujets graves et sérieux sur le mode plaisant ou humoristique? Vous appuierez votre réponse sur des exemples de votre choix ou empruntés à d’autres formes d’art, y compris le cinéma.

Descriptif :

Le corrigé fait 4 pages word police 14, il comprend une introduction avec la formulation du sujet, trois parties développées en plusieurs arguments avec des exemples de la littérature, une conclusion et une ouverture.
Plan proposé de la dissertation :
  • I - Parler de choses sérieuses avec humour
  • Transition
  • II - L'humour et la dédramatisation
  • Transition
  • III - Peut on rire de tout, quelles sont les limites de l'humour?
  • Conclusion avec ouverture
Extrait du corrigé bac :

L'acceptation des évènements les plus pénibles dans la vie de l'homme passe toujours par la vision qu'il en a, en relativisant les situations difficiles, ces dernières paraissent plus tolérables car on les accepte avec plus de philosophie mais ce détachement reste relatif, dans quelle mesure peut-on gérer cette philosophie du détachement pour évaluer les choses sur un mode plus plaisant et humoristique? L'homme a t'-il le potentiel, la puissance et la force morales de prendre du recul face aux tragédies des mortels, maladie, mort etc? Si l'on se tourne vers La Fontaine, il semblerait que son souci premier de toujours plaire soit une manière de nous inculquer de toujours rire des choses des plus graves ou sinon d'en sourire en appréhendant les évènements au second degré et en faisant valoir l'humour. On le voit ainsi traiter les thèmes les plus sérieux comme la mort, le pouvoir, le malheur sur le mode plaisant, il plait et il enseigne dans tous ses apologues car la morale nue apporte de l'ennui. Nous pourrions citer en outre Molière qui dans toutes ses comédies s'est appliqué à mettre en avant les plus grandes interrogations de l'homme et de l'humanité en apportant distraction et humour à ses intrigues théâtrales. Nous pouvons ainsi affirmer que l'humour est un art de la séduction dans tous les genres littéraires ainsi qu'en témoigne l'histoire de la littérature, art agréable qui permet aux lecteurs d'apprendre à évaluer ses propres inquiétudes et angoisses. La littérature est ainsi un miroir de vie mais la philosophie du rire et de l'humour n'empêche pas pour autant d'affronter les fatalités comme la mort, l'amour, la maladie etc........



Accéder au document :

  • Pensez vous que l’on puisse traiter de sujets graves et sérieux sur le mode plaisant ou humoristique? Vous appuierez votre réponse sur des exemples empruntés à la littérature ou d’autres formes d’art, y compris le cinéma.
  • Le document fait 4 pages word police 14 , il comprend une analyse très approfondie en trois parties très développées avec plusieurs arguments, des transitions, une conclusion et une ouverture.
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vendredi 9 septembre 2011

Montaigne, De l'amitié, les Essais, livre I, XXVIII - distinction entre une amitié véritable et une pseudo amitié. Etude du texte argumentatif

Les annales bac blanc : De l'amitié, Les Essais, livre I, XXVIII



*** Document de prépabac


Descriptif :


Le document fait trois pages word police 12, il comprend une introduction, trois parties développées avec chacune plusieurs arguments, des transitions, une conclusion et une ouverture.
Montaigne, commentaire du Livre I, XXVIII, De l'amitié
les genres de l'argumentation, questions sur textes
  • Montaigne, les Essais, livre 1, XXVIII
  • "au demeurant... ni qui fut ou tien ou mien"
  • De l'amitié
problématiques possibles :
  • en quoi peut on parler d'une autobiographie au service de l'argumentation?
  • en quoi est ce un texte argumentatif?
Plan de l'étude
  • I - La distinction entre une amitié véritable et de simples relations
  • II - Le tableau touchant d'une union fusionnelle
  • III - Une rencontre soumise à une nécessité qui dépasse le discours
Extrait de l'étude :

Les essais de Montaigne, écrit depuis son domaine ou il s’est retiré de 1570 à sa mort (1592), est un ouvrage riche et même touffu, qui suit le cours des lectures et réflexions de l’auteur. Il crée ainsi un genre nouveau, libre, qui traite de sujet variés sans prétendre en épuiser la matière de l’auteur. Faire « l’essai », c’est a la fois pour Montaigne mettre a l’épreuve de son jugement( il fait « l’essai »de) devant ses expériences de vie et de pensée mais c’est également essayer au sens de tenter avec modestie, de rendre compte du cheminement de ses réflexions pour lui-même et ses proches. L’extrait du livre I, « de l’amitié », que nous allons étudier analyse avec autant de sincérité que de finesse les liens profonds qui ont unis l’auteur et Etienne de la Boétie, cinq ans plus tard. Montaigne distingue d’abord cette amitié sincère de simples « accointances, puis il brosse le tableau touchant d’une union entre les deux hommes, enfin il élève leur rencontre au range d’une nécessité »fatale » difficile à exprimer.

Accéder au document :



  • Montaigne, De l'amitié, les Essais, livre I, ch. XXVIII
  • •Le corrigé fait 3 pages word police 12, il comprend une introduction, un développement en trois parties avec plusieurs arguments, des transitions, une conclusion et une ouverture.
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  • jeudi 8 septembre 2011

    Lecture en ligne de l'analyse de Candide, la guerre, chapitre 3, Voltaire : en quoi est-ce une dénonciation de la guerre?


    Chapitre 3, la guerre, Candide, Voltaire




    Analyse de prépabac : Bac blanc sur Voltaire, Candide

    Voltaire, Candide
    *** Lecture du texte

    Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque coté; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque
    Enfin tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin; il était en cendres; c’était un village abare que les Bulgares avaient brulé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes; là, des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupir ; d’autres, à demi brulées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à coté de bras et de jambes coupés.
    Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village; il appartenait à des Bulgares; et les héros abares l’avaient traité de même.


    Descriptif :

    L'analyse fait quatre page word police 14. Elle est d'un bon niveau et comprend deux parties avec chacune plusieurs arguments, des transitions, une conclusion avec une ouverture.


    Problématique :
    • En quoi cet extrait est-il un extrait de la guerre?
    Plan de l'étude :
    • Introduction
    • I - Le champ de bataille
    • a - Un plan d'ensemble pour cadrer les deux armées, la logique du zoom
    • b - Le bilan de la guerre, la vision de Candide, la guerre perçue comme un jeu
    • II - Tableau réaliste de la guerre
    • a - L'horreur de la guerre
    • b - L'absurdité de la guerre : la religion comme légitimation de la guerre
    • Conclusion

    Annonce du plan :

    Dans le but de répondre à la problématique, en quoi ce chapitre est-il une dénonciation de la guerre, nous verrons dans un premier temps, le champ de bataille avec le développement deux idées, le plan d'ensemble pour cadrer les deux armées, la logique du zoom donc et la vision de la guerre au sens d'un jeu, vision de Candide. Dans un second temps, nous nous pencherons sur le tableau réaliste de la guerre ainsi que son absurdité et la religon comme légitimation.
    Lecture du Commentaire du chapitre 3 :
    • Analyse du chapitre
    Extrait de l'étude :

    la guerre était considérée par certains comme un droit justifiant les massacres de civils. La satire est très claire. On a le vocabulaire du massacre qui rencontre le vocabulaire du droit ainsi que le champ lexical de l'épopée : "quelques héros". L'horreur est encore mise en évidence avec le contraste existant entre les héros et le viol : "besoin naturel de quelques héros". Voltaire dénonce ici la réalité de toutes les guerres, les femmes sont perçues comme un "butin normal". Il s'abstient de faire appel à la compassion car les scènes parlent d'elles-mêmes, elles sont très éloquentes. L’ironie est aussi confortée par l'oxymore (« la boucherie héroïque ») qui dénonce la guerre. Il fait de l’héroïsme une fausse valeur.

    Accéder au commentaire :

  • Candide, chapitre 3, la guerre
  • Analyse du chapitre 3 de Candide, Voltaire, bon niveau, toutes séries
  • •Le corrigé fait 4 pages word police 14, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec plusieurs arguments, des transitions, une conclusion et une ouverture.
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  • mardi 23 août 2011

    Définition de la poésie selon Cocteau, dissertation, bac en ligne de prépabac. l'espace d'un éclair nous voyons un chien, un fiacre, une maison pour la première fois...

    Séquence la poésie : Le bac en ligne





    Les annales bac blanc
    - dissertation -
    Séries L - ES - S




    Descriptif du corrigé


    Le corrigé intégralement rédigé fait 3 pages word police 12. Il comprend une introduction, deux parties avec chacune deux arguments, une transition, une conclusion avec une ouverture.


    Sujet :


    L’écrivain Cocteau définit ainsi la poésie : « l’espace d’un éclair nous voyons un chien, un fiacre, une maison pour la première fois. Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement; Mettez un lieu commun en place, nettoyez le, frottez le, éclairez le de telle sorte qu’il frappe avec sa jeunesse et avec la même fraîcheur, le même jet qu’il avait à sa source, vous ferez œuvre de poète »; expliquez et commentez cette conception de la poésie.



    Plan proposé


    Introduction


    Quelle est la nature de la poésie? Nous en avons plusieurs définitions et chacune porte la marque de son époque, les sensibilités d’un courant poétique. Cocteau nous dirige vers le rôle de la poésie et développe par une métaphore filée la conception telle qu’elle l’inspire avec « montre, nues, lumières », puis « nettoyer, frotter, éclairer ». Selon lui, le poète peut assurer le renouvellement du monde, il y a une véritable recréation. Pour Platon au contraire, le poète fait l’objet de critiques très acerbes, il est à côté du philosophe accusé de légèreté et d’imitateur à plusieurs degrés éloigné de la vérité. Nous sommes donc très éloignés de l’Idée qui est le souci majeur du penseur, il s’agit en fait de saisir l’idée en soi, le poète n’a pas vraiment de reconnaissance dans la cité de Platon. Ce n’est pas du tout la conception que Cocteau nous propose de la poésie, « elle dévoile dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement ». Mais quel Est-ce rôle? Dans le but de nous éclairer tout au long de notre étude, nous verrons dans un premier temps, ce que la poésie donne à voir et comment elle procède pour répondre à son rôle.


    Extrait de l'étude :


    Quels sont les moyens de la poésie, comment peut-elle redonner la vie à l’homme trop enfermé dans son moi quotidien? Rimbaud déjà évoquait l’alchimie du verbe pour transcrire cet effet magique et passionné de la poésie, elle est révélatrice mais pas par la raison, elle Est-ce qui sollicite le cœur et élève l’homme vers l’indicible et l’ineffable. La rationalité n’a pas sa place ici, la tonalité est presque pascalienne, il nous faut poser un autre ordre de connaissance, le cœur; c’est un au-delà du langage qui autorise l’homme à se saisir autrement que par la compréhension rationnelle, c’est un au-delà des mots. Une perception des choses que le poète lucide transcrit par les mots et qui connote bien plus que les mots pris dans leur sens propre....


    Plan de la dissertation :
    • I - quel est le rôle de la poésie?
    • La poésie laisse transparaître toutes les réalités jusqu’aux plus ordinaires
    • la poésie préserve la sensibilité de l'homme
    • Transition
    • II - Comment la poésie parvient elle à dévoiler?
    • Le langage de la poésie
    • Le langage de la subjectivité
    • Conclusion avec ouverture

    Accéder au document :

    • Sujet : L’écrivain Cocteau définit ainsi la poésie : « l’espace d’un éclair nous voyons un chien, un fiacre, une maison pour la première fois. Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement; Mettez un lieu commun en place, nettoyez le, frottez le, éclairez le de telle sorte qu’il frappe avec sa jeunesse et avec la même fraîcheur, le même jet qu’il avait à sa source, vous ferez œuvre de poète »; expliquez et commentez cette conception de la poésie.
    • Le corrigé intégralement rédigé fait 3 pages word police 12. Il comprend une introduction, deux parties avec chacune deux arguments, une transition, une conclusion avec une ouverture.
    • •Paiement à l'acte : SMS, Internet +, Neosurf, CB, mobile
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    mardi 9 août 2011

    Les corrigés du bac. Ionesco, rhinocéros, analyse de l'absurde et de la portée philosophique du monologue final de Bérenger


  • Les corrigés au bac de français
  • Annabac, séquence théâtre
  • Séries L – ES – S



  • Rhinocéros, Ionesco
    Acte III, le monologue final de Bérenger


    Descriptif :

    Ce corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un développement en trois parties avec des transitions ainsi qu'une conclusion avec une ouverture.


    Texte :

    Bérenger, se regardant toujours dans la glace.
    Ce n’est tout de même pas si vilain que ça un homme. Et pourtant, je ne suis pas parmi les plus beaux ! (Il se retourne.) Daisy ! Daisy ! Où es-tu, Daisy ? Tu ne vas pas faire ça ! (Il se précipite vers la porte). Daisy ! (Arrivé sur le palier, il se penche sur la balustrade.) Daisy ! Remonte ! Reviens, ma petite Daisy ! Tu n’as même pas déjeuné ! Daisy, ne me laisse pas tout seul ! Qu’est-ce que tu m’avais promis ! Daisy ! Daisy ! ((Il renonce à l’appeler, fait un geste désespéré et rentre dans sa chambre.) Évidemment. On ne s’entendait plus. Un ménage désuni. Ce n’était plus viable. Mais elle n’aurait pas du me quitter sans s’expliquer. (Il regarde partout.) Elle ne m’a pas laissé un mot. Ça ne se fait pas. Je suis tout à fait seul maintenant. (Il va fermer la porte à clé, soigneusement, mais avec colère.) On ne m’aura pas, moi. (Il ferme soigneusement les fenêtres.) Vous ne m’aurez pas, moi (Il s’adresse à toutes les têtes de rhinocéros.) Je ne vous suivrai pas, je ne vous comprends pas ! Je reste ce que je suis. Je suis un être humain. Un être humain. (Il va s’asseoir dans le fauteuil.) La situation est absolument intenable. C’est ma faute, si elle est partie. J’étais tout pour elle. Qu’est-ce qu’elle va devenir ? Encore quelqu’un sur la conscience. J’imagine le pire, le pire est possible. Pauvre enfant abandonnée dans cet univers de monstres ! Personne ne peut m’aider à la retrouver, personne, car il n’y a plus personne. (Nouveaux barrissements, courses éperdues, nuages de poussière.) Je ne veux pas les entendre. Je vais mettre du coton dans oreilles. (Il se met du coton dans les oreilles et se parle à lui-même dans la glace.) Il n’y a pas d’autre solutions que de les convaincre, les convaincre, de quoi ? Et les mutations sont-elles réversibles ? Hein, sont-elles réversibles ? Ce serait un travail d’Hercule, au dessus de mes forces. D’abord, pour les convaincre, il faut leur parler. Pour leur parler, il faut que j’apprenne leur langue. Où qu’ils apprennent la mienne ? Mais quelle langue est-ce que je parle ? Quelle est ma langue ? Este du français, ça ? Ce doit bien être du français ? Mais qu’est-ce du français ? On peut appeler ça du français, si on veut, personne ne peut le contester, je suis seul à le parler. Qu’et-ce que je dis ? Est-ce que je me comprends, est-ce que je me comprends ? (Il va vers le milieu de la chambre.) Et si, comme me l’avait di Daisy, si c’est eux qui ont raison ? (Il retourne vers la glace.) Un homme n’est pas laid, un homme n’est pas laid ! (Il se regarde en passant la main sur sa figure.) Quelle drôle de chose ! A quoi je ressemble alors ? A quoi ? (Il se précipite vers un placard, en sort des photos, qu’il regarde.) Des photos ! Qui sont-ils tous ces gens-là ? M. Papillon, ou Daisy plutôt ? Et celui-là, est-ce Botard ou Dudard, ou Jean ? Ou moi, peut-être ! (Il se précipite de nouveau vers le placard d’où il sort deux ou trois tableaux.) Oui, je me reconnais ; C’est moi, c’est moi. (Il va raccrocher les tableaux sur le mur du fond, à coté des têtes des rhinocéros.) C’est moi, c’est moi. (Lorsqu’il accroche les tableaux, on s’aperçoit que ceux-ci représentent un vieillard, une grosse femme, un autre homme. La laideur de ces portraits contraste avec les têtes des rhinocéros qui sont devenues très belles. Bérenger s’écarte pour contempler les tableaux.) Je ne suis pas beau, je ne suis pas beau. (Il décroche les tableaux, les jette par terre avec fureur, il va vers la glace.) Ce sont eux qui sont beaux. J’ai eu tort ! Oh ! Comme je voudrais être comme eux. Je n’ai pas de corne, hélas ! Que c’est laid, un front plat. Il m’en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ça viendra peut-être, et je n’aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! (Il regarde les paumes de ses mains.) Mes mains ont moites. Deviendront-elles rugueuses ? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace.) J’ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d’un vert sombre, une nudité décente, sans poils, comme la leur ! (Il écoute les barrissements.) Leurs chants ont du charme, une peur âpre, mais un charme certain ! Sine pouvais faire comme eux. (Il essaye de les imiter.) Ahh, ahh, brr ! Non, ça n’est pas ça ! Essayons encore, plus fort ! Ahh, ahh, brr ! Non, non, ce n’es pas ça, que c’est faible, comme cela manque de vigueur ! Je n’arrive pas à barrir. Je hurle seulement. Ahh, ahh, brr ! Les hurlements ne sont pas des barrissements : Comme j’ai mauvaise conscience, j’aurais du les suivre à temps. Trop tard maintenant ! Hélas, je suis un monstre, je suis un monstre. Hélas, jamais je ne deviendrai rhinocéros, jamais, jamais ! Je ne peux plus changer. Je voudrais bien, je voudrais tellement, mais je ne peux pas. Je ne peux plus me voir. J’ai trop honte ! (Il tourne le dos à la glace.) Comme je suis laid ! Malheur à celui qui veut conserver son originalité ! (Il a un brusque sursaut.) Eh bien tant pis ! Je me défendrai contre tout le monde ! Ma carabine, ma carabine ! (Il se retourne face au mur du fond où sont fixées les têtes des rhinocéros, tout en criant) Contre tout le monde, je me défendrai ! Je suis le dernier homme, je le renterai jusqu’au bout ! Je ne capitule pas !


    COMMENTAIRE


    Sujet :

    Vous ferez le commentaire de cet extrait de Rhinocéros de Ionesco, vous pouvez étudier le rôle de la parole impuissante et disloquée pour illustrer l’absurde au niveau du langage, puis la portée philosophique du texte.



    Plan de l'étude


    Introduction

    *** Extrait de l'étude

    Dans le cadre de notre étude, nous verrons le monologue final de Bérenger. Ce passage est extrait de Rhinocéros de Ionesco, auteur dramaturge du Xxème siècle dont la thématique essentielle et dominante est l'absurde qui se manifeste à différents niveaux dans toute son oeuvre. Parmi les plus représentatives de ses tendances littéraires théâtrales “absurdes”, nous citerons, la cantatrice chauve et rhinocéros. Nous savons que le théâtre de l'absurde, terme qui nous vient de l'écrivain Martin Esslin en 1962, est un genre apparu dans les années 1940 qui a pour caractérique essentielle de rompre avec le genre classique comme le drame par exemple, ou encore la comédie. Le thème majeur est celui de l'absurdité de la vie et de la condition humaine en général qui conduit fatalement à la mort, autre concept au ressort absurde et à connotation existentielle. Concernant l'origine de cette pensée, nous pourrions dire qu'elle correspond à la chute de l'humanisme et qu'elle s situe aux alentours de la seconde guerre mondiale.
    Le monologue final que nous nous proposons d'étudier a pour fonction de proposer un dénouement à la pièce de Ionesco.
    Pour situer le cadre d'ensemble, nous dirons que le monologue prend forme au moment du départ de Dudart, personnage important de la pièce qui représente l'échec de l'intelligence face à la montée du totalitarisme envahissant. Dans le même temps, en opposition deux autres personnages de l'histoire échappent à cet état d'esprit totalitaire montant en rêvant d'amour et de bonheur à venir, il s'agit de Bérenger et de Daisy. Tous leurs efforts sont concentrés sur leur volonté de résistance face aux assauts des animaux pour sauver le monde en danger. Mais le départ de Daisy va ensuite marquer l'échec du sentiment d'amour face au totalitarisme triomphant. Bérenger se retrouve seul, il est en fait le dernier homme non transformé en rhinocéros et de fait il est le dernier espoir de sauver l'homme et le monde. Il se doit donc de défendre la cause humaine contre la montéé et l'invasion du rhinocérisme.
    Dans le but de répondre à notre problématique : en quoi ce monologue est il absurde? Nous verrons dans un premier temps l'absurde au niveau du langage qui enferme l'homme dans la parole et en second lieu les implications et visées philosophiques de Ionesco, le sens profond du monologue.



    Plan proposé de l'étude :
    • I - L'absurde au niveau du langage : l'enfermement de l'homme dans la parole
    • 1 - L'impuissance de la parole
    • 2 - Le malaise dans la communication des personnages
    • Transition
    • II - La portée philosophique du monologue
    • 1 - La portée existentielle
    • 2 - La loi de la majorité
    • Conclusion avec ouverture


    Accéder au document :
    • Rhinocéros, acte III, le monologue final : commentaire, niveau bac, toutes séries
    • Le corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un plan en trois parties avec des sous parties et des transitions, une conclusion et une ouverture
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    Bac en ligne : Ionesco, étude de la scène d'exposition, Rhinocéros, analyse des personnages, manifestation du comique, absurde et symbolisme

    Rhinocéros, Ionesco, analyse de la scène d'exposition



    Les corrigés au bac de français, séries L –ES - S


    séquence le théâtre
    • Rhinocéros, Ionesco
    • Acte premier
    • Bérenger, venant de la gauche
    • Bonjour, Jean
    • Jean
    • Toujours en retard, évidemment ! (Il regarde sa montre-bracelet.) Nous avions rendez-vous à onze heures trente. Il est bientôt midi.
    • Bérenger
    • Excusez-moi. Vous m’attendez depuis longtemps ?
    • Jean
    • Non. J’arrive, vous voyez bien.
    • Ils vont s’asseoir à une des tables de la terrasse du café.
    • Bérenger
    • Alors, je me sens moins coupable, puisque…vous-même…
    • Jean
    • Moi, c’est pas pareil, je n’aime pas attendre, je n’ai pas de temps à perdre. Comme vous ne venez jamais à l’heure, je viens exprès en retard, au moment où je suppose avoir la chance de vous trouver.
    • Bérenger
    • C’est juste… c’est juste, pourtant…
    • Jean
    • Vous ne pouvez affirmer que vous venez à l’heure convenue !
    • Bérenger
    • Évidemment…je ne pourrais l’affirmer.
    • Jean et Bérenger se sont assis
    • Jean
    • Vous voyez bien.
    • Bérenger
    • Qu’est-ce que vous buvez ?
    • Jean
    • Vous avez soif, vous, dès le matin ?
    • Bérenger
    • Il fait tellement chaud, tellement sec.
    • Jean
    • Plus on boit, plus on a soif, dit la science populaire…
    • Bérenger
    • Il ferait moins sec, on aurait moins soif si on pouvait faire venir dans notre ciel des nuages scientifiques.
    • Jean, examinant Bérenger
    • Ça ne ferait pas votre affaire. Ce n’est pas d’eau que vous avez soif, mon cher Bérenger…
    • Bérenger
    • Que voulez-vous dire par là, mon cher Jean ?
    • Jean
    • Vous me comprenez très bien. Je parle de l’aridité de votre gosier. C’est une terre insatiable.
    • Bérenger
    • Votre comparaison, il me semble…
    • Jean, l’interrompant
    • Vous êtes dans un triste état, mon ami.
    • Bérenger
    • Dans un triste état, vous trouvez ?
    • Jean
    • Je ne suis pas aveugle. Vous tombez de fatigue, vous avez encore perdu la nuit, vous baillez, vous êtes mort de sommeil.
    • Bérenger
    • J’ai un peu mal aux cheveux…
    • Jean
    • Vous puez l’alcool !
    • Bérenger
    • J’ai un petit peu la gueule de bois, c’est vrai !
    • Jean
    • Tous les dimanches matin, c’est pareil, sans compter les jours de la semaine.
    • Bérenger
    • Ah !
    • Non, en semaine, c’est moins fréquent, à cause du bureau…
    • Jean
    • Et votre cravate, où est-elle ? Vous l’avez perdue dans vos ébats !
    • Bérenger, mettant la main à son cou
    • Tiens, c’est vrai, c’est drôle, qu’est-ce que Jai bien pu en faire ?
    • Jean, sortant une cravate de la poche de son veston
    • Tenez, mettez celle-ci.
    • Bérenger
    • Oh, merci, vous êtes bien obligeant.
    • Il noue la cravate à son cou.
    • Jean, pendant que Bérenger noue sa cravate au petit bonheur
    • Vous êtes tout décoiffé ! (Bérenger passe les doigts dans ses cheveux.) Tenez voici un peigne !
    • Il sort un peigne de l’autre poche de son veston
    • Bérenger, prenant le peigne
    • Merci.
    • Il se peigne vaguement
    • Jean
    • Vous ne vous êtes pas rasé ! Regardez la tête que vous avez.
    • Il sort une petite glace de la poche intérieure de son veston, la
    • Tend à Bérenger qui s’y examine ; en se regardant dans la glace,
    • Il tire la langue.
    • Bérenger
    • J’ai la langue bien chargée.
    • Jean, reprenant la glace et la remettant dans sa poche
    • La cirrhose vous menace, mon ami.
    • Bérenger, inquiet
    • Vous croyez,…
    • Jean, à Bérenger qui veut lui rendre la cravate.
    • Gardez la cravate, j’en ai en réserve.
    • Bérenger, admiratif
    • Vous êtes soigneux, vous
    • Jean, continuant d’inspecter Bérenger
    • Vos vêtements sont tout chiffonnés, c’est lamentable, votre chemise est d’une saleté repoussante, vos souliers… (Bérenger essaye de cacher ses pieds sous la table). Vos souliers ne sont pas cirés… Quel désordre !... Vos épaules …
    • Bérenger
    • Qu’est-ce qu’elles ont, mes épaules,…
    • Jean
    • Tournez-vous. Allez, tournez-vous. Vous vous êtes appuyé contre un mur… (Bérenger étend mollement sa main vers Jean.) Non, je n’ai pas de brosse sur moi. Cela gonflerait les poches. (Toujours mollement, Bérenger donne des tapes sur ses épaules pour en faire sortir la poussière blanche ; Jean écarte la tête.)
    • Oh ! Là là…Où donc avez-vous pris cela ?
    • Bérenger
    • Je ne m’en souviens pas.
    • Jean
    • C’est lamentable, lamentable ! J’ai honte d’être votre ami.
    • Bérenger
    • Vous êtes bien sévère…
    • Jean
    • On le serait à moins !
    • Bérenger
    • Écoutez, Jean. Je n’ai guère de distractions, on s’ennuie dans cette ville, je ne suis pas fait pour le travail que j’ai… tous les jours, au bureau, pendant huit heures, trois semaines seulement de vacances en été ! Le samedi soir, je suis plutôt fatigué, alors, vous me comprenez, pour me détendre.
    • Jean
    • Mon cher, tout le monde travaille et moi aussi, moi aussi comme tout le monde, je fais tous les jours mes huit heures de bureau, moi aussi, je n’ai que vingt et un jours de congé par an, et pourtant, pourtant vous me voyez. De la volonté, que diable !...

    Analyse du commentaire


    Le corrigé fait 4 pages word, il comprend une introduction, un développement en trois parties avec une transition ainsi qu'une conclusion avec une ouverture.


    Sujet :
    Vous ferez le commentaire de l’acte premier de « rhinocéros » de Ionesco en mettant l’accent dans votre étude sur l’analyse des personnages et la portée symbolique et représentative du comique de l’extrait.

    Rhinocéros, La leçon de morale de Jean


    Analyse de la scène


    INTRODUCTION

    Le texte que nous allons étudier est tiré de la pièce de théâtre Rhinocéros d’Eugène Ionesco, représentée pour la première fois en 1960. Cette pièce, appartenant au théâtre d’avant-garde, raconte l’histoire de la population d’un petit village provincial qui se transforme petit à petit en rhinocéros. Eugène Ionesco, un auteur dramatique et écrivain roumain et français représentant du théâtre de l'absurde. Cette pièce est une de ses pièces les plus célèbres. Elle est composée de trois actes.
    Bien que Ionesco se refuse à un théâtre engagé, cette transformation symbolise la montée du totalitarisme contre lequel s’est battu l’auteur durant toute sa vie. Nous avons une mise en scène de la contamination de toute la population par une épidémie du nom de rhino cérite. On assiste ainsi à la transformation progressive des habitants.
    Dans cette scène d’exposition deux amis, Jean et Bérenger, se rencontrent à la terrasse d’un café. Nous verrons quels sont les ressorts essentiels de ces 1ères répliques en étudiant tout d’abord l’opposition des personnages, leurs différences tant au niveau physique qu‘au niveau moral, en second lieu, nous nous pencherons sur le comique de caractère et de la situation, et enfin le symbolisme du passage.


    Plan proposé :
    • I - Présentation des personnages
    • 1 - Les oppositions au niveau physique
    • 2 - Les oppositions au niveau moral
    • Transition
    • II - Les manifestations du comique
    • 1 - Comique de caractère
    • 2 - Comique de situation
    • Transition
    • III - L'absurde et le symbolisme du passage
    • 1 - L'absurde
    • 2 - Le symbolisme
    • Conclusion avec ouverture

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    • Rhinocéros, acte I : commentaire, niveau bac, toutes série
    • Le corrigé fait 4 pages word, il comprend une introduction, un plan en trois parties avec des sous parties et des transitions, une conclusion et une ouverture
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