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mardi 9 août 2011

Les corrigés du bac. Ionesco, rhinocéros, analyse de l'absurde et de la portée philosophique du monologue final de Bérenger


  • Les corrigés au bac de français
  • Annabac, séquence théâtre
  • Séries L – ES – S



  • Rhinocéros, Ionesco
    Acte III, le monologue final de Bérenger


    Descriptif :

    Ce corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un développement en trois parties avec des transitions ainsi qu'une conclusion avec une ouverture.


    Texte :

    Bérenger, se regardant toujours dans la glace.
    Ce n’est tout de même pas si vilain que ça un homme. Et pourtant, je ne suis pas parmi les plus beaux ! (Il se retourne.) Daisy ! Daisy ! Où es-tu, Daisy ? Tu ne vas pas faire ça ! (Il se précipite vers la porte). Daisy ! (Arrivé sur le palier, il se penche sur la balustrade.) Daisy ! Remonte ! Reviens, ma petite Daisy ! Tu n’as même pas déjeuné ! Daisy, ne me laisse pas tout seul ! Qu’est-ce que tu m’avais promis ! Daisy ! Daisy ! ((Il renonce à l’appeler, fait un geste désespéré et rentre dans sa chambre.) Évidemment. On ne s’entendait plus. Un ménage désuni. Ce n’était plus viable. Mais elle n’aurait pas du me quitter sans s’expliquer. (Il regarde partout.) Elle ne m’a pas laissé un mot. Ça ne se fait pas. Je suis tout à fait seul maintenant. (Il va fermer la porte à clé, soigneusement, mais avec colère.) On ne m’aura pas, moi. (Il ferme soigneusement les fenêtres.) Vous ne m’aurez pas, moi (Il s’adresse à toutes les têtes de rhinocéros.) Je ne vous suivrai pas, je ne vous comprends pas ! Je reste ce que je suis. Je suis un être humain. Un être humain. (Il va s’asseoir dans le fauteuil.) La situation est absolument intenable. C’est ma faute, si elle est partie. J’étais tout pour elle. Qu’est-ce qu’elle va devenir ? Encore quelqu’un sur la conscience. J’imagine le pire, le pire est possible. Pauvre enfant abandonnée dans cet univers de monstres ! Personne ne peut m’aider à la retrouver, personne, car il n’y a plus personne. (Nouveaux barrissements, courses éperdues, nuages de poussière.) Je ne veux pas les entendre. Je vais mettre du coton dans oreilles. (Il se met du coton dans les oreilles et se parle à lui-même dans la glace.) Il n’y a pas d’autre solutions que de les convaincre, les convaincre, de quoi ? Et les mutations sont-elles réversibles ? Hein, sont-elles réversibles ? Ce serait un travail d’Hercule, au dessus de mes forces. D’abord, pour les convaincre, il faut leur parler. Pour leur parler, il faut que j’apprenne leur langue. Où qu’ils apprennent la mienne ? Mais quelle langue est-ce que je parle ? Quelle est ma langue ? Este du français, ça ? Ce doit bien être du français ? Mais qu’est-ce du français ? On peut appeler ça du français, si on veut, personne ne peut le contester, je suis seul à le parler. Qu’et-ce que je dis ? Est-ce que je me comprends, est-ce que je me comprends ? (Il va vers le milieu de la chambre.) Et si, comme me l’avait di Daisy, si c’est eux qui ont raison ? (Il retourne vers la glace.) Un homme n’est pas laid, un homme n’est pas laid ! (Il se regarde en passant la main sur sa figure.) Quelle drôle de chose ! A quoi je ressemble alors ? A quoi ? (Il se précipite vers un placard, en sort des photos, qu’il regarde.) Des photos ! Qui sont-ils tous ces gens-là ? M. Papillon, ou Daisy plutôt ? Et celui-là, est-ce Botard ou Dudard, ou Jean ? Ou moi, peut-être ! (Il se précipite de nouveau vers le placard d’où il sort deux ou trois tableaux.) Oui, je me reconnais ; C’est moi, c’est moi. (Il va raccrocher les tableaux sur le mur du fond, à coté des têtes des rhinocéros.) C’est moi, c’est moi. (Lorsqu’il accroche les tableaux, on s’aperçoit que ceux-ci représentent un vieillard, une grosse femme, un autre homme. La laideur de ces portraits contraste avec les têtes des rhinocéros qui sont devenues très belles. Bérenger s’écarte pour contempler les tableaux.) Je ne suis pas beau, je ne suis pas beau. (Il décroche les tableaux, les jette par terre avec fureur, il va vers la glace.) Ce sont eux qui sont beaux. J’ai eu tort ! Oh ! Comme je voudrais être comme eux. Je n’ai pas de corne, hélas ! Que c’est laid, un front plat. Il m’en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ça viendra peut-être, et je n’aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! (Il regarde les paumes de ses mains.) Mes mains ont moites. Deviendront-elles rugueuses ? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace.) J’ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d’un vert sombre, une nudité décente, sans poils, comme la leur ! (Il écoute les barrissements.) Leurs chants ont du charme, une peur âpre, mais un charme certain ! Sine pouvais faire comme eux. (Il essaye de les imiter.) Ahh, ahh, brr ! Non, ça n’est pas ça ! Essayons encore, plus fort ! Ahh, ahh, brr ! Non, non, ce n’es pas ça, que c’est faible, comme cela manque de vigueur ! Je n’arrive pas à barrir. Je hurle seulement. Ahh, ahh, brr ! Les hurlements ne sont pas des barrissements : Comme j’ai mauvaise conscience, j’aurais du les suivre à temps. Trop tard maintenant ! Hélas, je suis un monstre, je suis un monstre. Hélas, jamais je ne deviendrai rhinocéros, jamais, jamais ! Je ne peux plus changer. Je voudrais bien, je voudrais tellement, mais je ne peux pas. Je ne peux plus me voir. J’ai trop honte ! (Il tourne le dos à la glace.) Comme je suis laid ! Malheur à celui qui veut conserver son originalité ! (Il a un brusque sursaut.) Eh bien tant pis ! Je me défendrai contre tout le monde ! Ma carabine, ma carabine ! (Il se retourne face au mur du fond où sont fixées les têtes des rhinocéros, tout en criant) Contre tout le monde, je me défendrai ! Je suis le dernier homme, je le renterai jusqu’au bout ! Je ne capitule pas !


    COMMENTAIRE


    Sujet :

    Vous ferez le commentaire de cet extrait de Rhinocéros de Ionesco, vous pouvez étudier le rôle de la parole impuissante et disloquée pour illustrer l’absurde au niveau du langage, puis la portée philosophique du texte.



    Plan de l'étude


    Introduction

    *** Extrait de l'étude

    Dans le cadre de notre étude, nous verrons le monologue final de Bérenger. Ce passage est extrait de Rhinocéros de Ionesco, auteur dramaturge du Xxème siècle dont la thématique essentielle et dominante est l'absurde qui se manifeste à différents niveaux dans toute son oeuvre. Parmi les plus représentatives de ses tendances littéraires théâtrales “absurdes”, nous citerons, la cantatrice chauve et rhinocéros. Nous savons que le théâtre de l'absurde, terme qui nous vient de l'écrivain Martin Esslin en 1962, est un genre apparu dans les années 1940 qui a pour caractérique essentielle de rompre avec le genre classique comme le drame par exemple, ou encore la comédie. Le thème majeur est celui de l'absurdité de la vie et de la condition humaine en général qui conduit fatalement à la mort, autre concept au ressort absurde et à connotation existentielle. Concernant l'origine de cette pensée, nous pourrions dire qu'elle correspond à la chute de l'humanisme et qu'elle s situe aux alentours de la seconde guerre mondiale.
    Le monologue final que nous nous proposons d'étudier a pour fonction de proposer un dénouement à la pièce de Ionesco.
    Pour situer le cadre d'ensemble, nous dirons que le monologue prend forme au moment du départ de Dudart, personnage important de la pièce qui représente l'échec de l'intelligence face à la montée du totalitarisme envahissant. Dans le même temps, en opposition deux autres personnages de l'histoire échappent à cet état d'esprit totalitaire montant en rêvant d'amour et de bonheur à venir, il s'agit de Bérenger et de Daisy. Tous leurs efforts sont concentrés sur leur volonté de résistance face aux assauts des animaux pour sauver le monde en danger. Mais le départ de Daisy va ensuite marquer l'échec du sentiment d'amour face au totalitarisme triomphant. Bérenger se retrouve seul, il est en fait le dernier homme non transformé en rhinocéros et de fait il est le dernier espoir de sauver l'homme et le monde. Il se doit donc de défendre la cause humaine contre la montéé et l'invasion du rhinocérisme.
    Dans le but de répondre à notre problématique : en quoi ce monologue est il absurde? Nous verrons dans un premier temps l'absurde au niveau du langage qui enferme l'homme dans la parole et en second lieu les implications et visées philosophiques de Ionesco, le sens profond du monologue.



    Plan proposé de l'étude :
    • I - L'absurde au niveau du langage : l'enfermement de l'homme dans la parole
    • 1 - L'impuissance de la parole
    • 2 - Le malaise dans la communication des personnages
    • Transition
    • II - La portée philosophique du monologue
    • 1 - La portée existentielle
    • 2 - La loi de la majorité
    • Conclusion avec ouverture


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    • Rhinocéros, acte III, le monologue final : commentaire, niveau bac, toutes séries
    • Le corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un plan en trois parties avec des sous parties et des transitions, une conclusion et une ouverture
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    Bac en ligne : Ionesco, étude de la scène d'exposition, Rhinocéros, analyse des personnages, manifestation du comique, absurde et symbolisme

    Rhinocéros, Ionesco, analyse de la scène d'exposition



    Les corrigés au bac de français, séries L –ES - S


    séquence le théâtre
    • Rhinocéros, Ionesco
    • Acte premier
    • Bérenger, venant de la gauche
    • Bonjour, Jean
    • Jean
    • Toujours en retard, évidemment ! (Il regarde sa montre-bracelet.) Nous avions rendez-vous à onze heures trente. Il est bientôt midi.
    • Bérenger
    • Excusez-moi. Vous m’attendez depuis longtemps ?
    • Jean
    • Non. J’arrive, vous voyez bien.
    • Ils vont s’asseoir à une des tables de la terrasse du café.
    • Bérenger
    • Alors, je me sens moins coupable, puisque…vous-même…
    • Jean
    • Moi, c’est pas pareil, je n’aime pas attendre, je n’ai pas de temps à perdre. Comme vous ne venez jamais à l’heure, je viens exprès en retard, au moment où je suppose avoir la chance de vous trouver.
    • Bérenger
    • C’est juste… c’est juste, pourtant…
    • Jean
    • Vous ne pouvez affirmer que vous venez à l’heure convenue !
    • Bérenger
    • Évidemment…je ne pourrais l’affirmer.
    • Jean et Bérenger se sont assis
    • Jean
    • Vous voyez bien.
    • Bérenger
    • Qu’est-ce que vous buvez ?
    • Jean
    • Vous avez soif, vous, dès le matin ?
    • Bérenger
    • Il fait tellement chaud, tellement sec.
    • Jean
    • Plus on boit, plus on a soif, dit la science populaire…
    • Bérenger
    • Il ferait moins sec, on aurait moins soif si on pouvait faire venir dans notre ciel des nuages scientifiques.
    • Jean, examinant Bérenger
    • Ça ne ferait pas votre affaire. Ce n’est pas d’eau que vous avez soif, mon cher Bérenger…
    • Bérenger
    • Que voulez-vous dire par là, mon cher Jean ?
    • Jean
    • Vous me comprenez très bien. Je parle de l’aridité de votre gosier. C’est une terre insatiable.
    • Bérenger
    • Votre comparaison, il me semble…
    • Jean, l’interrompant
    • Vous êtes dans un triste état, mon ami.
    • Bérenger
    • Dans un triste état, vous trouvez ?
    • Jean
    • Je ne suis pas aveugle. Vous tombez de fatigue, vous avez encore perdu la nuit, vous baillez, vous êtes mort de sommeil.
    • Bérenger
    • J’ai un peu mal aux cheveux…
    • Jean
    • Vous puez l’alcool !
    • Bérenger
    • J’ai un petit peu la gueule de bois, c’est vrai !
    • Jean
    • Tous les dimanches matin, c’est pareil, sans compter les jours de la semaine.
    • Bérenger
    • Ah !
    • Non, en semaine, c’est moins fréquent, à cause du bureau…
    • Jean
    • Et votre cravate, où est-elle ? Vous l’avez perdue dans vos ébats !
    • Bérenger, mettant la main à son cou
    • Tiens, c’est vrai, c’est drôle, qu’est-ce que Jai bien pu en faire ?
    • Jean, sortant une cravate de la poche de son veston
    • Tenez, mettez celle-ci.
    • Bérenger
    • Oh, merci, vous êtes bien obligeant.
    • Il noue la cravate à son cou.
    • Jean, pendant que Bérenger noue sa cravate au petit bonheur
    • Vous êtes tout décoiffé ! (Bérenger passe les doigts dans ses cheveux.) Tenez voici un peigne !
    • Il sort un peigne de l’autre poche de son veston
    • Bérenger, prenant le peigne
    • Merci.
    • Il se peigne vaguement
    • Jean
    • Vous ne vous êtes pas rasé ! Regardez la tête que vous avez.
    • Il sort une petite glace de la poche intérieure de son veston, la
    • Tend à Bérenger qui s’y examine ; en se regardant dans la glace,
    • Il tire la langue.
    • Bérenger
    • J’ai la langue bien chargée.
    • Jean, reprenant la glace et la remettant dans sa poche
    • La cirrhose vous menace, mon ami.
    • Bérenger, inquiet
    • Vous croyez,…
    • Jean, à Bérenger qui veut lui rendre la cravate.
    • Gardez la cravate, j’en ai en réserve.
    • Bérenger, admiratif
    • Vous êtes soigneux, vous
    • Jean, continuant d’inspecter Bérenger
    • Vos vêtements sont tout chiffonnés, c’est lamentable, votre chemise est d’une saleté repoussante, vos souliers… (Bérenger essaye de cacher ses pieds sous la table). Vos souliers ne sont pas cirés… Quel désordre !... Vos épaules …
    • Bérenger
    • Qu’est-ce qu’elles ont, mes épaules,…
    • Jean
    • Tournez-vous. Allez, tournez-vous. Vous vous êtes appuyé contre un mur… (Bérenger étend mollement sa main vers Jean.) Non, je n’ai pas de brosse sur moi. Cela gonflerait les poches. (Toujours mollement, Bérenger donne des tapes sur ses épaules pour en faire sortir la poussière blanche ; Jean écarte la tête.)
    • Oh ! Là là…Où donc avez-vous pris cela ?
    • Bérenger
    • Je ne m’en souviens pas.
    • Jean
    • C’est lamentable, lamentable ! J’ai honte d’être votre ami.
    • Bérenger
    • Vous êtes bien sévère…
    • Jean
    • On le serait à moins !
    • Bérenger
    • Écoutez, Jean. Je n’ai guère de distractions, on s’ennuie dans cette ville, je ne suis pas fait pour le travail que j’ai… tous les jours, au bureau, pendant huit heures, trois semaines seulement de vacances en été ! Le samedi soir, je suis plutôt fatigué, alors, vous me comprenez, pour me détendre.
    • Jean
    • Mon cher, tout le monde travaille et moi aussi, moi aussi comme tout le monde, je fais tous les jours mes huit heures de bureau, moi aussi, je n’ai que vingt et un jours de congé par an, et pourtant, pourtant vous me voyez. De la volonté, que diable !...

    Analyse du commentaire


    Le corrigé fait 4 pages word, il comprend une introduction, un développement en trois parties avec une transition ainsi qu'une conclusion avec une ouverture.


    Sujet :
    Vous ferez le commentaire de l’acte premier de « rhinocéros » de Ionesco en mettant l’accent dans votre étude sur l’analyse des personnages et la portée symbolique et représentative du comique de l’extrait.

    Rhinocéros, La leçon de morale de Jean


    Analyse de la scène


    INTRODUCTION

    Le texte que nous allons étudier est tiré de la pièce de théâtre Rhinocéros d’Eugène Ionesco, représentée pour la première fois en 1960. Cette pièce, appartenant au théâtre d’avant-garde, raconte l’histoire de la population d’un petit village provincial qui se transforme petit à petit en rhinocéros. Eugène Ionesco, un auteur dramatique et écrivain roumain et français représentant du théâtre de l'absurde. Cette pièce est une de ses pièces les plus célèbres. Elle est composée de trois actes.
    Bien que Ionesco se refuse à un théâtre engagé, cette transformation symbolise la montée du totalitarisme contre lequel s’est battu l’auteur durant toute sa vie. Nous avons une mise en scène de la contamination de toute la population par une épidémie du nom de rhino cérite. On assiste ainsi à la transformation progressive des habitants.
    Dans cette scène d’exposition deux amis, Jean et Bérenger, se rencontrent à la terrasse d’un café. Nous verrons quels sont les ressorts essentiels de ces 1ères répliques en étudiant tout d’abord l’opposition des personnages, leurs différences tant au niveau physique qu‘au niveau moral, en second lieu, nous nous pencherons sur le comique de caractère et de la situation, et enfin le symbolisme du passage.


    Plan proposé :
    • I - Présentation des personnages
    • 1 - Les oppositions au niveau physique
    • 2 - Les oppositions au niveau moral
    • Transition
    • II - Les manifestations du comique
    • 1 - Comique de caractère
    • 2 - Comique de situation
    • Transition
    • III - L'absurde et le symbolisme du passage
    • 1 - L'absurde
    • 2 - Le symbolisme
    • Conclusion avec ouverture

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    • Rhinocéros, acte I : commentaire, niveau bac, toutes série
    • Le corrigé fait 4 pages word, il comprend une introduction, un plan en trois parties avec des sous parties et des transitions, une conclusion et une ouverture
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    lundi 18 juillet 2011

    Le loup et l'agneau, consultation du commentaire en ligne, La Fontaine

    Le Loup et l’agneau

    Jean de la Fontaine



    **** Les corrigés du bac de français

    Le document est un corrigé bac de 7 pages police 14, il comprend, une introduction, plusieurs problématiques, la lecture de la fable, trois parties développées en sous- parties avec des transitions, une conclusion et une ouverture.


    Introduction:

    La Fable, genre ancien illustré dès l’antiquité par le grec Ésope et le romain Phèdre est un récit argumentatif souvent suivi d’une morale et qui utilise des images, souvent animales, pour plaire en instruisant...Jean de La Fontaine, au XVIIème siècle, a repris ces fables antiques et les a versifiées. Ainsi dans sa fable « Le Loup et l’Agneau », des Fables, il s’inspire et se base sur un dialogue né en Grèce avec Platon....


    Lecture de la fable :
    Jean de LA FONTAINE (1621-1695)
    Le Loup et l'Agneau
    • La raison du plus fort est toujours la meilleure :
    • Nous l'allons montrer tout à l'heure.
    • Un Agneau se désaltérait
    • Dans le courant d'une onde pure.
    • Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
    • Et que la faim en ces lieux attirait.
    • Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
    • Dit cet animal plein de rage :
    • Tu seras châtié de ta témérité.
    • - Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
    • Ne se mette pas en colère ;
    • Mais plutôt qu'elle considère
    • Que je me vas désaltérant
    • Dans le courant,
    • Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
    • Et que par conséquent, en aucune façon,
    • Je ne puis troubler sa boisson.
    • - Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
    • Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
    • - Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
    • Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
    • - Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
    • - Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
    • Car vous ne m'épargnez guère,
    • Vous, vos bergers, et vos chiens.
    • On me l'a dit : il faut que je me venge.
    • Là-dessus, au fond des forêts
    • Le Loup l'emporte, et puis le mange,
    • Sans autre forme de procès.

    Problématiques possibles :

    Comment La Fontaine construit-il sa critique de la justice de son temps pour qu’elle soit plaisante et que le lecteur y adhère ?
    Peut-on dire que La Fontaine nous instruise avec virtuosité?


    Annonce du plan :
    • Introduction
    • Problématiques possibles
    • Lecture de la fable
    • I_ Une fable traditionnelle reprise des Anciens: La réécriture
    • 1 - Fable reprise de Phèdre et d’Esope
    • 2. Le plaisir du lecteur/auditeur au XVII éme
    • II_ Une fable innovante par le travail de l’écriture: Le Classicisme.
    • 1.Un récit plein de vivacité
    • 2 -Le dialogue
    • III_ Une fable utile et instructive: le sens de la morale.
    • 1.Satire de la nature humaine
    • 2. Satire de ses contemporains
    • 3 - Que symbolise le loup?
    • Conclusion
    • Ouverture


    Analyse de la fable :

    *** Extrait du commentaire bac

    .....La morale est à visée universelle d’où le présent de vérité général « est »et l’adverbe « toujours ».La fontaine se veut moraliste. Il dépend les bas instincts de l’homme sous les traits du loup. L’agneau est un portrait de l’honnête homme du XVII éme siècle car en plus de son attitude sobre et noble, il est éloquent. Le fabuliste nous instruit par sa maxime du début qui a un double sens mais est éclairée dans les derniers vers du texte : ces allégories permettent de parler et critiquer la société de son temps sous couvert des animaux : il se sert du symbolisme animalier pour faire une satire des hommes......



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    mardi 12 juillet 2011

    Parodie du roman de chevalerie, satire de la religion et de la guerre : Rabelais, ch. 25, Gargantua




    Chapitre 25 Gargantua, Rabelais



    Le devoir intégralement rédigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec plusieurs arguments et des transitions, une conclusion avec une ouverture.


    Lecture du texte :

    Sur ces paroles, il ôta sa grande robe et se saisit du bâton de la croix, qui était en cœur de sorbier, long comme une lance, tenant bien en main et parsemé de fleurs d lys, presque toutes effacés.
    Et il sortit ainsi, vêtu de sa casaque, le froc accroché à sa ceinture. Et du bâton de la croix, il donna si brusquement sur les ennemis, qui, sans ordre, ni enseigne, ni tambour, ni trompette, grappillaient dans l’enclos _ car les porte-drapeau et les porte-enseigne avaient posé leurs drapeaux et leurs enseignes le long des murs, les tambourineurs avaient défoncé leurs tambours pour les emplir de raisin, les trompettes étaient chargés de ceps, chacun de son coté _, il les chargea donc si rudement, sans crier gare, qu’il les renversait comme des porcs, frappant à tort et à travers, selon l’ancienne escrime.
    Aux uns il écrabouillait la cervelle, aux autres il rompait bras et jambes, à d’autres il démettait les vertèbres du cou, à d’autres il disloquait les reins, ravalait le nez, pochait les yeux, fendait les mâchoires, renfonçait les dents dans la gueule, défonçait les omoplates, brisait les jambes, déboitait les hanches, émiettait les tibias.
    Si quelqu’un voulait se cacher au plus épais des ceps, il lui froissait toute l’épine dorsale et l’éreintait comme un chien.
    Si un autre voulait se sauver en fuyant, il lui réduisait la tête en miettes à travers la suture lambdoïde.
    Si quelque autre grimpait dans un arbre, pensant y être en sureté, de son bâton il l’empalait par le fondement.
    Si quelqu’un de ses connaissances lui criait : « ha, Frère Jean, mon ami, Frère Jean, je me rends !
    _ Tu y es, disait-il, bien forcé. Mais tu vas aussi rendre ton âme à tous les diables ! » Et d’un coup il l’étendait.
    Et s’il y en avait d’assez téméraires pour lui résister en face, il démontrait là la force de ses muscles. Il leur transperçait la poitrine par le thorax et le cœur. A d’autres, en frappant au bas des cotes, il retournait l’estomac, ce dont ils mouraient aussitôt. D’autres, il les frappait si férocement au nombril qu’il leur faisait sortir les tripes. A d’autres, à travers les couilles il perçait le boyau culier. Croyez bien que c’était le plus horrible spectacle qu’on ait jamais vu.

    Analyse

    Extrait du chapitre 25 de Gargantua


    INTRODUCTION

    Le texte que nous allons étudier est un extrait du chapitre 25 de Gargantua, écrit en 1534 par François Rabelais, écrivain humaniste de la renaissance et auteur de Pantagruel, œuvre condamnée la même année par la Sorbonne. Rabelais a étudié chez les Franciscains et chez les Bénédictins.

    Dans ce passage du chapitre 25 de Gargantua, Picrochole, roi voisin de Grandgousier voit ses hommes s'attaquer à l'Abbaye de Seuillé car il a déclaré la guerre sous de faux prétextes et de mauvaises raisons. Grandgousier trouve aide et réconfort auprès du frère Jean des Entommeures qui prend le parti de le défendre. Dans le but de répondre à la question de savoir en quoi cet extrait est une parodie des romans de chevalerie et une satire de la guerre, nous verrons dans un premier temps l'aspect parodique de notre passage et enfin, en deuxième partie, la condamnation de la guerre et ses fausses valeurs.

    Problématique :

    En quoi ce passage est-il une parodie des romans de chevalerie et une satire de la guerre?


    Plan de l'étude ;

    I/ LA PARODIE DU ROMAN DE CHEVALERIE

    1- Une parodie des romans de chevalerie.
    2. La lâcheté des combats
    3. Un vocabulaire familier, voire grossier

    Transition

    II/LA SATIRE DE LA RELIGION ET DE LA GUERRE
    1- Critique de la religion
    2. Un comique satirique:

    Conclusion avec ouverture
     
     
    Pour accéder au corrigé :
     

    lundi 11 juillet 2011

    Les Fleurs du mal, Baudelaire, l'invitation au voyage, analyse du poème. Le pouvoir de l'écriture poétique, les corrigés du bac


    Baudelaire, Les Fleurs du mal






    Les Fleurs du mal : « L’invitation au voyage »

    Baudelaire

     sections générales, S, ES, L
    Deuxième étude

    Le corrigé fait deux pages word police 12, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec une transition, une conclusion et une ouverture.


    Lecture du poème :

    Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
    L'invitation au voyage
    • Mon enfant, ma soeur,
    • Songe à la douceur
    • D'aller là-bas vivre ensemble !
    • Aimer à loisir,
    • Aimer et mourir
    • Au pays qui te ressemble !
    • Les soleils mouillés
    • De ces ciels brouillés
    • Pour mon esprit ont les charmes
    • Si mystérieux
    • De tes traîtres yeux,
    • Brillant à travers leurs larmes.
    • Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
    • Luxe, calme et volupté.
    • Des meubles luisants,
    • Polis par les ans,
    • Décoreraient notre chambre ;
    • Les plus rares fleurs
    • Mêlant leurs odeurs
    • Aux vagues senteurs de l'ambre,
    • Les riches plafonds,
    • Les miroirs profonds,
    • La splendeur orientale,
    • Tout y parlerait
    • À l'âme en secret
    • Sa douce langue natale.
    • Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
    • Luxe, calme et volupté.
    • Vois sur ces canaux
    • Dormir ces vaisseaux
    • Dont l'humeur est vagabonde ;
    • C'est pour assouvir
    • Ton moindre désir
    • Qu'ils viennent du bout du monde.
    • - Les soleils couchants
    • Revêtent les champs,
    • Les canaux, la ville entière,
    • D'hyacinthe et d'or ;
    • Le monde s'endort
    • Dans une chaude lumière.
    • Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
    • Luxe, calme et volupté.
    Problématiques possibles :
    1. - Comment le thème du regard est-il associé à l’expression d’un sentiment amoureux?
    2. - Comment le pouvoir de la femme s’exprime t'il sur le poète?
    Extrait de l'analyse :

    L’amour se rattache à un idéal de vie dont le programme est inscrit dans le refrain avec le procédé de l’enjambement qui met en avant chacun des termes...


    Plan du corrigé :
    • Introduction
    • I - Une invitation au voyage
    • 1 - Un rythme musical
    • 2 - Une invitation au rêve
    • Transition
    • I - Une invitation à l'amour
    • 1 - L'affectivité et l'amour
    • 2 - Un idéal de vie
    • Conclusion
    • Ouverture

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    Baudelaire, les fenêtres, une définition de la création et de ses implications. Les corrigés du bac


    Baudelaire, Les Fleurs du mal




    A consulter :








    SPLEEN DE PARIS : Baudelaire, les Fleurs du Mal

    LES FENETRES XXXV

    • Corrigé d’un commentaire, annabac
    • Séries L-ES-S
    Lecture du texte

    Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
    Par-delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
    Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.
    Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.
    Peut-être me direz-vous: "Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?" Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis?
    Le corrigé intégralement rédigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec une transition et une conclusion avec une ouverture.

    Sujet :
    Vous ferez le commentaire du poème de Baudelaire, « les fenêtres », petits poèmes en prose.


    Plan proposé :

    Introduction

    Extrait de l'introduction

    ... Dans le but de répondre à la question de savoir en quoi et comment par la vision d'un objet d'apparence anodine, le poète peut par la sublimation recréer un monde, nous verrons dans un premier temps la possible polyvalence de lecture du poème et, en second lieu, ses implications symboliques et philosophiques......
    • I – Une lecture polyvalente
    • 1 – De l'obscurité à la lumière : la fenêtre, un passage entre deux mondes
    • 2 – La fenêtre : objet d'une introspection
    • 3 – A la découverte d'un monde
    • Transition
    • II – Une définition de la création et ses implications
    • 1 – Les implications symboliques
    • 2 – Fonction de l'écriture poétique : recréation d'un monde
    • 3 - Les implications philosophiques
    • Conclusion
    Ouverture

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    jeudi 7 juillet 2011

    La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, analyse de la fable, entre tradition et innovation

    La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf

    Les corrigés du bac de français


    Livre I, fable 3
    Jean de la Fontaine

    Le corrigé fait 4 pages word police 12, il comprend une introduction, un plan en trois parties avec plusieurs sous parties et des transitions, une conclusion avec une ouverture

    Introduction:
    Jean de La Fontaine (8 juillet 1621 à Château-Thierry, 13 avril 1695 à Paris) est un poète français de la période classique dont l'histoire littéraire retient essentiellement les Fables et dans une moindre mesure les contes licencieux. On lui doit cependant des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livrets d'opéra qui confirment son ambition de moraliste.Ses Fables constituent la principale œuvre poétique de la période classique, et l’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature française.Travail de réécriture des fables d’Ésope (par exemple La Cigale et la Fourmi), de Phèdre, Abstémius, de Pañchatantra (Pilpay), mais aussi de textes d’Horace, de Tite-Live (« les Membres et l’estomac »), de lettres apocryphes d’Hippocrate (« Démocrite et les Abdéritains »), et de bien d’autres encore, elles constituent une somme de la culture classique latine et grecque, et s’ouvrent même dans le second recueil à la tradition indienne.

    Lecture de la fable :

    LA GRENOUILLE QUI SE VEUT FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF
    • Une Grenouille vit un Bœuf
    • Qui lui sembla de belle taille.
    • Elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,
    • Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille
    • Pour égaler l'animal en grosseur,
    • Disant : Regardez bien, ma sœur ;
    • Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
    • Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà ?
    • Vous n'en approchez point. La chétive Pécore
    • S'enfla si bien qu'elle creva.
    • Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
    • Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
    • Tout petit prince a des ambassadeurs,
    • Tout marquis veut avoir des pages.
    Cette fable allie tradition et innovation . La Fontaine prend partie pour les anciens dans la querelle des anciens et des modernes. C’est pourquoi, il s’inspire d’auteurs antiques - Phèdre et Horace - pour créer sa fable. Cependant, afin de rendre sa fable plus constructive, le fabuliste cultivé élabore un récit original et plein d’agréments.

    Problématique:
     Peut-on dire que La Fontaine nous instruise avec virtuosité?

    Tout d’abord , nous verrons que cette fable est une réécriture des textes antiques, tel que pratiquent les anciens. Puis nous analyserons la manière dons La Fontaine excelle dans le genre de la fable par l’agrément du récit et par la justesse de sa morale. Enfin nous préciserons combien cette fable est un modèle du classicisme par son utilité et son agrément......

    Plan du commentaire :
    • I_ Une fable traditionnelle reprise des anciens: la réécriture.
    • 1. Fable reprise de Phèdre
    • 2. Dialogue repris d’Horace
    • 3.Le plaisir du lecteur/auditeur des fables du XVII éme siècle:
    • II_ Une fable innovante par le travail de l’écriture du style:
    • 1. Le choix des mots doit être précis et La Fontaine sculpte son texte jusqu’au choix des lettres:
    • Analysez les procédés:
    • 2.Recherche du mot juste pour son sens et son étymologie:
    • III_ Une fable utile et instructive: le sens de la morale.
    • 1.Satire de la nature humaine
    • 2.Satire de ses contemporains
    • 3.Que symbolise la grenouille ?
    • Conclusion
    • ouverture
    Extrait de l'étude :

    Le bourgeois qui veut être Noble est un personnage repris par le bourgeois gentilhomme de Molière. Cela est peut etre une allusion à la rivalité entre Fouquet et Colbert…
    À cette époque, les bourgeois enrichis achetent des palais princiers ce qui traduit une mutation économique de la société.
    Le roi reçoit l’ambassadeur d’un duc, le duc de Mantoue ! Ce peut etre un fait d’actualité.
    Pages=nobles en formation chez un noble de moindre importance: le grade le plus bas de la noblesse de peut avoir de page ! Or, le marquis en est pourvu. Moliere se moque également dans ses pièces, des petits marquis. .......

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  • la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf
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